Site icon NOELLE BARBIERA

Au temps des raisins verts extrait long:

Son père définitivement perdu quand elle avait sept ans. Une dentelle de père. Son père, ce salaud. Son père, dont elle avait entendu dire tant de choses contradictoires, par sa mère, ses frères et sœurs, à grand renfort de discours entourés de silences opaques et lourds dont elle n’arrivait pas à décoder la signification. Tant de questions et si peu de réponses…Son père ce salaud. Qu’avait-il fait de si inavouable pour qu’on ne lui en dise rien ? Toute sa vie les idées les plus folles lui avaient traversé l’esprit.qui était cet homme qui lui avait donné la vie, un homme faible et manipulé qui s’était laissé entraîné dans un engrenage fou ? Un homme de conviction qui croyait que la grandeur de la France devait passer par l’allégeance à un vieillard vieillissant subitement propulsé à la tête d’un pays défait et déchu ? (chronique)

Son père ce salaud. Non Non impossible! Certes elle était née trop tard pour bien le connaître, pourtant elle se souvient de cet amour si fort qu’elle lui portait et qu’il lui rendait si bien; elle se souvient de cette tendresse qui enveloppait tous les membres de la famille, malgré les coups de gueule et les cris inévitables. Dans un foyer d’origine italienne chacun parle haut et fort, mais les rires et la joie étaient toujours présents.

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